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Communiqué de presse : Elio Di Rupo défend Mons 2015 dans le dernier numéro de Lobby

En 2015, grâce à la culture, la Wallonie sera placée au cœur de l’Europe. Elle fêtera en grande pompe le bicentenaire de la Bataille de Waterloo. 300.000 visiteurs sont attendus sur le site rénové. Puis et surtout, Mons sera l’une des deux capitales culturelles de l’Europe (avec Pilsen en Tchéquie). Certains détracteurs considèrent déjà que les budgets montois sont pharaoniques. Face à ces critiques, Elio Di Rupo sait qu’il doit communiquer sur le terrain des retombées économiques. Pour Lobby, il a accepté de développer ses arguments en toute transparence. A 6 mois des premières manifestations, chacun pourra ainsi se forger une première opinion. Tout en sachant que la véritable évaluation se déroulera au premier trimestre de 2016…

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Mons 2015, c’est 68 millions d’euros de budget (opérationnel), dont 80 % de recettes publiques et 20% de recettes privées. Parmi les donateurs publics, il y a bien sûr la Ville de Mons et la Province du Hainaut (près de 8,5 millions au total), mais surtout la Région Wallonne (15 millions) et la Fédération Wallonie-Bruxelles (30 millions). L’Union Européenne fournit 1,5 millions. Au niveau des entreprises, la Fondation Mons 2015 s’appuie sur 3 partenaires majeurs qui sont : ING, La Loterie Nationale et l’asbl Club Mons 2015 entreprises ainsi que sur 2 partenaires médias principaux qui sont le groupe Rossel et la RTBF. Une vingtaine d’autres partenaires privés sont en train de se joindre à la Fondation, que ce soit comme partenaires-fournisseurs ou partenaires-projets. Notons aussi que des institutions comme Thalys, BSCA, le Forem, les universités montoises rejoignent l’aventure Mons 2015.

Effets au-delà de 2015

Les travaux d’infrastructure, quant à eux, ne relèvent pas du budget de Mons 2015. C’est la ville qui porte de nombreux projets (financés par l’Union Européenne dans le cadre des fonds structurels). C’est le cas notamment du nouvel office du tourisme sur la Grand-Place dont le budget est de 1,5 millions et qui sera ouvert fin 2014. Il y a aussi le Musée des Beaux-Arts dont le budget est de 14 millions et qui a accueilli fin de l’année passée une exposition dédiée à Andy Warhol (100.000 visiteurs en 3 mois !). La prochaine expo sera intégrée dans le cadre de Mons 2015. Elle sera consacrée  à Vincent Van Gogh. Et puis, il y a le fameux centre de congrès qui va développer le tourisme d’affaires. Le budget est de 28 millions d’euros. Notons également le Musée du Doudou (3,5 millions) et le Mons Memorial Museum (MMM) financé par la Ville et la Région wallonne (7 millions). Enfin, n’oublions pas qu’il  y a la Gare Calatrava de Mons dont les travaux sont 100% à charge de la SNCB (budget de 150 millions). En résumé, tous ces travaux d’infrastructure ont été couplés à la mise en œuvre de Mons 2015. Ils s’intègrent dans une stratégie multipolaire de la Ville de Mons. Le but est que les effets économiques perdurent bien après 2015 et bien au-delà du périmètre montois.

Voilà donc le contexte budgétaire. Place à l’interview politique dans Lobby. Avec le développement économique en arrière-plan.

LOBBY : Les budgets initiaux sont-ils respectés ?

Elio Di Rupo : Oui. Par ailleurs, la Fondation travaille sur un budget très prudent sur base des recettes officiellement actées.

LOBBY : Le Hainaut n’est-il pas favorisé dans le cadre de la politique du tourisme en Région wallonne ?

EDR : Il y a bien des richesses en Hainaut et il est normal de les valoriser, comme dans toutes les provinces. En ce sens, le Hainaut est pris en compte au même titre que toutes les provinces belges. Le Hainaut est la province belge qui a le plus subi le reflux économique. Durant des décennies, nous avons subi le contrecoup des fermetures d’industrie, sans reconversion. C’est ainsi que de nombreuses grandes villes, comme Mons, ont travaillé d’arrache-pied à mettre en œuvre des stratégies pour retrouver le chemin de la prospérité. Ainsi, à Mons, nous avons misé sur le projet culturel, touristique et économique  qu’est Mons 2015, couplé à une stratégie de recherche de subsides, notamment européens.

LOBBY : Justement, quelles sont les retombées économiques espérées ?

EDR : Au niveau des retombées directes, il y a le changement d’image de la Ville, il y a l’attrait des investisseurs, les nouveaux investissements, les nouvelles entreprises, le développement du tourisme ;  par exemple, Google, Microsoft sont aussi présents en raison du changement d’image et de la modernité portée par la thématique de Mons 2015.

LOBBY : Où en est le développement urbanistique de Mons ?

EDR : Il y a à Mons 2.000 permis de construire en cours ; c’est une évolution enthousiasmante. En fait, le développement de la ville est porté par les autorités communales. Il s’inscrit dans le cadre du redéploiement multipolaire de la Région wallonne. Et Mons 2015 fait partie intégrante de ce projet de ville. Les investissements muséaux renforcent par exemple les pôles de développement imaginés à l’origine de la conception du projet de ville. Mons 2015 fait partie de la stratégie de marketing de la ville comme en branding mais aussi pour renforcer l’identité et les flux vers les pôles culturels et touristiques.

LOBBY : Le renouveau de Mons passe-t-il inéluctablement par la culture ?

EDR : C’est un choix qui s’est imposé de lui-même pour 3 raisons. D’abord, Mons avait été retenue par les autorités régionales comme ville où le développement culturel devait être privilégié. Ensuite, le reflux économique a fait disparaitre bon nombre de grandes entreprises (progressivement remplacées par des entreprises de haute technologie), ce qui laissait un champ pour les « entreprises culturelles ». Enfin, la Belgique avait l’opportunité de voir une de ses villes devenir capitale européenne de la culture et Mons a saisi cette opportunité.

 

LOBBY : Tous les Belges vont-ils s’intéresser à Mons 2015 ?

EDR : Ils sont déjà intéressés. L’expo Warhol, qui était de grande envergure, a attiré près de 20% de Bruxellois ! Il y aura de nombreuses expositions, spectacles, installations de cet acabit en 2015 ! Et puis, être capitale européenne de la culture induit un écho médiatique international. Et nous concernerons les Flamands. Nous parlerons leur langue. Nous ferons des offres culturelles attractives pour eux. Rappelons que pour Warhol , il y avait aussi 20% de néerlandophones.

LOBBY : Il n’y a plus qu’à attendre le samedi 24 janvier 2015 et la fête d’ouverture de Mons 2015. Merci, Monsieur le Bourgmestre.

Pour plus d’informations, les journalistes peuvent appeler Paul Grosjean, Rédacteur en Chef de Lobby, 0477-33.63.22., mail : paul@aubalcondelactu.be.